Exemples de design social:
ARCHISCULPTURES – Saint-Denis
• Objectif : Créer des jeux d’architecture pour les enfants dans l’espace public.
• Ce qui a été fait : Des blocs géants en bois ont été conçus avec les enfants pour construire, inventer et jouer librement dans leur quartier.
• Pourquoi c’est du design social : Le projet stimule la créativité, favorise l’appropriation de l’espace public et donne une vraie place aux enfants dans la ville.
RASSURE TA BLESSURE – Valenciennes
• Objectif : Aider les enfants à mieux vivre les soins médicaux.
• Ce qui a été fait : Des kits ludiques et colorés ont été créés avec des soignants et des enfants pour expliquer les soins, rassurer et rendre l’hôpital moins effrayant.
• Pourquoi c’est du design social : Le projet rend les soins plus humains et adaptés aux émotions des enfants en les impliquant dans la solution.
LA FABRIQUE DE QUARTIER – Toulon
• Objectif : Impliquer les habitants dans la transformation de leur quartier.
• Ce qui a été fait : Des ateliers participatifs ont permis aux habitants de rêver, dessiner et tester des idées pour améliorer leur cadre de vie (mobilier, signalétique, espaces partagés…).
• Pourquoi c’est du design social : Le projet donne du pouvoir aux habitants et transforme la ville avec eux, pas pour eux.
Résumé: Les communications des sciences
Dans l’introduction du livre Les communications des sciences : vulgarisées, politisées, médiatisées, les auteurs Mikaël Chambers, Muriel Lefebvre et Elsa Poupardin expliquent comment la manière de parler des sciences a beaucoup changé au fil du temps. Avant on pensait que la communication scientifique devait être neutre, simple et unique. Mais aujourd’hui, on sait que ce n’est pas si simple : il existe plein de façons différentes de parler des sciences selon les publics, les objectifs et les contextes.
Depuis les années 2000, la communication scientifique est devenue un vrai métier. Elle ne se limite plus à quelques conférences ou articles de vulgarisation. Elle est maintenant présente dans les universités, les laboratoires, les musées, les médias, sur les réseaux sociaux et même dans les politiques publiques. Beaucoup de personnes y participent : chercheurs, communicants, journalistes, youtubeurs, médiateurs scientifiques... Grâce à Internet et aux réseaux sociaux, les sciences circulent plus vite et plus largement mais cela rend aussi les choses plus compliquées.
Les auteurs montrent que cette diversité de formats (vidéos, podcasts, expositions, articles, posts sur les réseaux…) permet de toucher plus de monde. Mais elle peut aussi rendre les messages scientifiques plus difficiles à comprendre car ils sont parfois simplifiés, transformés ou sortis de leur contexte. Il devient donc plus dur de savoir ce qui est fiable ou non. Cela peut créer de la confusion surtout quand plusieurs versions d’un même sujet circulent en même temps.
Un point important du texte est que la communication scientifique ne sert pas seulement à expliquer la science au grand public. Elle est aussi essentielle entre scientifiques eux-mêmes. Les chercheurs doivent partager leurs résultats, publier des articles, participer à des conférences… Sans communication, la science ne peut pas avancer. C’est donc une partie intégrante du travail scientifique. La recherche et la communication vont de pair : l’une ne peut pas exister sans l’autre.
En plus bien communiquer permet aux chercheurs de se faire connaître, d’avoir une certaine reconnaissance et parfois même d’obtenir des financements. Aujourd’hui, pour exister dans le monde de la recherche, il faut savoir se rendre visible. Cela crée aussi des rapports de pouvoir : certains discours ou chercheurs sont plus écoutés que d’autres, selon leur capacité à bien communiquer. La communication devient donc un outil stratégique, qui peut influencer la carrière des scientifiques et la place de leurs travaux dans la société.
Mais cette évolution n’est pas sans poser problème. Comme la communication scientifique est de plus en plus prise en charge par des professionnels (services de communication, agences, etc.), les chercheurs peuvent perdre un peu le contrôle sur la manière dont leur travail est présenté. Cela peut poser des questions : qui décide de ce qu’on dit sur la science ? Comment éviter que la communication ne déforme les résultats ?
En résumé, le texte montre que la communication des sciences est devenue un domaine complexe en pleine transformation. Elle est partout, touche différents publics et joue un rôle central dans la vie scientifique. Mais elle soulève aussi des questions importantes sur la manière dont la science est racontée, partagée et perçue dans la société. Il est donc important de continuer à interroger ces pratiques pour qu’elles restent fidèles aux valeurs de la science tout en restant accessibles à tous.
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